Historique

La France, membre fondateur de l’OTAN

Le traité de l’Atlantique Nord, qui institue l’Alliance atlantique, a été signé à Washington le 4 avril 1949. L’article 5 du traité de Washington définit les termes de l’engagement de défense commune qui est scellé par la création de l’Alliance. Elle comprend alors dix pays européens (Belgique, Danemark, France, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni), les Etats-Unis et le Canada.

Bien qu’absente de la structure militaire intégrée à partir de 1966, la France a progressivement coordonné l’emploi de ses forces avec l’Alliance, permettant un rapprochement par étapes avec l’OTAN. Dès le début des années 1980, la solidarité transatlantique s’est manifestée lors de la décision de déployer des missiles de portée intermédiaire. En 1983, la France organisait la tenue d’un Conseil de l’Atlantique Nord à Paris.

Depuis la fin de la Guerre froide, la France est de manière constante l’un des premiers contributeurs en troupes dans les opérations de l’OTAN, avec un haut niveau de qualité et de disponibilité de ses forces. La participation résolue de la France aux opérations de l’OTAN dès 1992 en Bosnie-Herzégovine permet d’approfondir sa relation avec les instances militaires. Depuis 1994, le Ministre de la défense et le chef d’Etat-major français prennent part activement aux réunions de leurs homologues.

A partir de 1995, la France siège au Comité militaire et permet à des officiers français de servir au quartier général des forces alliées en Europe (SHAPE), dans les états-majors de niveau opératif et dans certains organismes du commandement pour la transformation.

Au plan politique, la France a été l’un des promoteurs du pilier européen au sein de l’Alliance, dont les accords de Berlin Plus constituent un exemple marquant. Elle a également soutenu le développement de la relation OTAN-Russie dès la fin de la Guerre froide.

Enfin, elle prend une part active à tous les aspects du processus de modernisation militaire de l’OTAN lancé lors du Sommet de Prague : Force de réaction rapide (NRF) et rationalisation des structures de commandement.

Dernière modification : 01/12/2009

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