L’OTAN à travers le monde : carte de l’Alliance

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alliés et partenaires

Légende

Les pays membres de l’OTAN

Les 28 nations alliées contribuent à promouvoir la sécurité et la stabilité par des moyens diplomatiques, politiques et militaires. Leurs relations se fondent sur le principe de la défense collective selon lequel toute attaque contre un ou plusieurs alliés est considérée comme une attaque contre tous.

Les pays du Partenariat pour la paix

Le Partenariat pour la paix (PPP) est un programme de coopération pratique entre l’OTAN et des pays partenaires pris individuellement. Il permet aux pays partenaires de développer une relation individuelle avec l’OTAN, en choisissant leurs propres priorités de coopération.

Fondé sur un engagement en faveur des principes démocratiques qui sous-tendent l’Alliance elle-même, le Partenariat pour la paix a pour objectifs de renforcer la stabilité, de réduire les menaces pour la paix, et d’établir des relations de sécurité renforcées entre les différents pays partenaires et l’OTAN, ainsi qu’entre les pays partenaires.

Les activités proposées dans le cadre du programme du PPP se rapportent à virtuellement tous les domaines d’activité de l’OTAN, et notamment questions liées à la défense, réforme de la défense, politique et plans de défense, relations civilo-militaires, formation et entraînement, coopération entre militaires et exercices, plans civils d’urgence et réaction en cas de catastrophe, et coopération sur les questions scientifiques et environnementales.

Le programme du PPP est, fondamentalement, un partenariat constitué sur un plan bilatéral entre chacun des pays partenaires et l’OTAN, adapté aux besoins individuels des pays et mis en œuvre conjointement au niveau et au rythme choisis par chaque gouvernement participant.

Une "boîte à outils" du PPP, comprenant divers outils et mécanismes, sert à soutenir la coopération au travers d’un assortiment de politiques, programmes, plans d’action et arrangements.

Le Conseil de partenariat euro-atlantique constitue le cadre politique global dans lequel s’inscrivent la coopération entre l’OTAN et les partenaires, et les relations bilatérales établies entre l’OTAN et les pays partenaires pris individuellement dans le cadre du programme du Partenariat pour la paix.

À l’heure actuelle, 22 pays participent au programme du Partenariat pour la paix – voir la liste par pays.

Les pays du Dialogue méditerranéen

Le Dialogue méditerranéen de l’OTAN a été lancé en 1994 par le Conseil de l’Atlantique Nord (il a donc fêté son dixième anniversaire en 2004). Sept pays non membres de l’OTAN de la région méditerranéenne y participent actuellement : l’Algérie, l’Égypte, Israël, la Jordanie, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie.

Origines et objectifs

Le Dialogue méditerranéen de l’OTAN reflète la conception de l’Alliance selon laquelle la sécurité en Europe est étroitement liée à la sécurité et à la stabilité en Méditerranée. Il témoigne de l’adaptation de l’OTAN à l’environnement de sécurité de l’après-Guerre froide et constitue un élément important de la politique d’ouverture et de coopération menée par l’Alliance.

Le Dialogue méditerranéen a pour objectif général :

o de contribuer à la sécurité et à la stabilité de la région

o d’instaurer une meilleure compréhension mutuelle

o de dissiper, dans les pays participant au Dialogue, les idées fausses au sujet de l’OTAN.

L’Initiative de coopération d’Istanbul (ICI)

Lancée au sommet que l’Alliance a tenu dans la capitale turque en juin 2004, l’Initiative de coopération d’Istanbul vise à contribuer à la sécurité à long terme aux niveaux mondial et régional par une offre de coopération pratique bilatérale entre les pays du Moyen-Orient élargi et l’OTAN dans le domaine de la sécurité.

L’Initiative de coopération d’Istanbul concerne principalement l’instauration d’une coopération pratique dans des domaines où l’OTAN peut apporter une valeur ajoutée, notamment en matière de sécurité. Six pays du Conseil de coopération du Golfe ont été initialement invités à se joindre à cette initiative. Aujourd’hui, quatre d’entre eux - le Bahreïn, le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis - ont donné suite à l’invitation, l’Arabie saoudite et Oman ayant quant à eux fait part de leur intérêt.

Cette initiative, fondée sur le principe de l’inclusivité, est cependant ouverte à tous les pays intéressés de la région du Moyen-Orient élargi qui souscrivent à ses objectifs et à son contenu, notamment la lutte contre le terrorisme et contre la prolifération des armes de destruction massive.

Il est entendu que le terme « pays » figurant dans le document n’exclut pas, sous réserve de l’approbation du Conseil, une coopération avec l’Autorité palestinienne au titre de la présente initiative.

La participation de chaque pays intéressé sera examinée par le Conseil de l’Atlantique Nord au cas par cas et en fonction de ses mérites intrinsèques. Cette participation dépendra largement, tout comme le rythme et l’étendue de la coopération, de la réponse de chacun et du degré d’intérêt manifesté. À ce jour, quatre des six pays précités - Bahreïn, Qatar, Koweït, les Émirats arabes unis se sont joints à l’initiative, et les six se sont tous montrés vivement intéressés.
Sur quels grands principes cette initiative est-elle fondée ?

L’ICI est fondée sur un certain nombre de principes importants :

* c’est une initiative de coopération, qui repose sur la notion de coappropriation et sur les intérêts mutuels de l’OTAN et des pays de la région, et qui tient compte de leur diversité et de leurs besoins spécifiques ;
* c’est un processus distinct, mais qui tient compte et vient en complément d’autres initiatives internationales, notamment du G8 et d’organisations internationales telles que l’Union européenne et l’OSCE.

Comment cela se traduit-il dans les faits ?

L’initiative propose une liste d’activités bilatérales couvrant six domaines différents, parmi lesquelles les pays peuvent faire leur choix :

* conseils adaptés sur la réforme de la défense, l’établissement des budgets de défense, la planification de la défense et les relations civilo-militaires ;
* coopération entre militaires, afin de contribuer à l’interopérabilité par la participation à certains exercices militaires et à des activités de formation et d’entraînement connexes qui pourraient améliorer l’aptitude des forces des pays participants à mener des opérations avec celles de l’Alliance ; et par la participation à certains exercices de l’OTAN et du PPP et, au cas par cas, à des opérations dirigées par l’OTAN ;
* coopération à la lutte contre le terrorisme, y compris par le partage du renseignement ;
* coopération à l’action de l’Alliance contre la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs ;
* coopération à la sécurisation des frontières en ce qui concerne le terrorisme, les armes légères et de petit calibre, et la lutte contre les trafics illicites ;
* plans civils d’urgence, y compris la participation à des stages de formation et à des exercices sur les opérations de secours en cas de catastrophe.

Comment cette initiative a-t-elle évolué ?

L’OTAN apprécie pleinement la nécessité d’une large coopération internationale et d’un effort collectif pour faire face aux menaces nouvelles et complexes du monde d’aujourd’hui. C’est dans ce but qu’elle a mis en place, et continue de mettre en place, un réseau de partenariats dans le domaine de la sécurité.

Dans le désert de l’existence, le sage voyage en caravane, tandis que le fou préfère voyager seul

Proverbe arabe

Cette initiative a été précédée d’une série de consultations de haut niveau menées par le Secrétaire général délégué de l’OTAN, l’ambassadeur Minuto Rizzo, en mai, septembre et décembre 2004 ; avec six pays de la région (Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite, Émirats arabes unis). Ces pays se sont tous montrés vivement intéressés par l’Initiative.

L’ICI a été lancée au sommet des chefs d’État et de gouvernement organisé à Istanbul le 28 juin 2004.

Après ce sommet, entre septembre et décembre 2004, le Secrétaire général délégué a effectué une nouvelle série de visites aux six pays membres du Conseil de coopération du Golfe afin d’examiner avec eux la voie à suivre.

Au cours du premier trimestre 2005, trois pays (Bahreïn, Qatar, Koweït) se sont officiellement joints à l’Initiative.

Une conférence sur le thème « L’OTAN et le Moyen-Orient élargi » a été organisée en mars 2005 à Rome par la Division Diplomatie publique et le Collège de défense de l’OTAN. Plus d’une centaine de participants de l’OTAN et des pays du Golfe, - hauts responsables, parlementaires, universitaires et experts en sécurité - ont ainsi eu la possibilité d’échanger leurs points de vue et d’examiner de nouvelles idées sur la mise en œuvre de l’Initiative.

En juin 2005, les Émirats arabes unis se sont joints à l’initiative.
Quels sont les organismes de l’OTAN qui jouent un rôle central ?

À la suite du lancement de l’ICI, l’Alliance a décidé la création du Groupe sur l’Initiative de coopération d’Istanbul, composé de conseillers politiques des 28 délégations des pays membres de l’Organisation.

Ce groupe est chargé de définir les procédures à suivre pour dresser une liste d’activités pratiques qui pourraient être menées avec les pays intéressés et veiller à leur mise en œuvre. Il sera également chargé de faire rapport au Conseil ou au Comité politique au niveau élevé et de préparer le terrain pour les décisions à adopter par le Conseil concernant l’ICI.

En outre, le Groupe, en configuration 28+1, associera les pays de l’ICI à l’élaboration de programmes de travail individuels et au suivi de leur mise en œuvre.

Source : site internet de l’OTAN

Dernière modification : 05/05/2011

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