L’opération Protecteur Unifié en Libye

L’OTAN et la Libye – Opération Unified Protector


Le 27 mars, les États membres de l’Alliance ont décidé de prendre en charge l’ensemble de l’opération militaire en Libye au titre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU. L’objectif de cette opération, désignée Unified Protector, est de protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque. L’OTAN mettra en œuvre tous les aspects militaires de la résolution de l’ONU.

Les Alliés sont tous déterminés à remplir leurs obligations en vertu de la résolution de l’ONU. Depuis qu’elle a été votée, le 17 mars, ils ont agi rapidement et de manière décisive pour faire respecter l’embargo sur les armes et imposer la zone d’exclusion aérienne qu’elle prévoit, et prendre d’autres mesures visant à protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque.

L’OTAN est impartiale dans cette opération. La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU s’applique à toutes les parties.

L’OTAN engage cette action dans le cadre d’un large effort international et compte bien collaborer avec ses partenaires dans la région.


Le transfert des opérations de la coalition à l’OTAN sera soigneusement coordonné de façon à ce que la déconfliction soit assurée et qu’une couverture militaire complète soit maintenue en permanence.

Contexte et chronologie


Suite au soulèvement populaire qui a débuté à Benghazi le 17 février 2011, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 1970, qui instaure un embargo sur les armes, qui gèle les avoirs personnels des dirigeants libyens et qui impose une interdiction de voyager aux hauts responsables.


Le 8 mars, compte tenu des préoccupations internationales de plus en plus vives suscitées par la crise libyenne, l’OTAN a intensifié ses opérations de surveillance en Méditerranée centrale, en déployant des avions AWACS chargés de surveiller la zone 24 heures sur 24. Ces « yeux dans le ciel » fournissent à l’OTAN des informations détaillées sur les mouvements dans l’espace aérien libyen.


Le 10 mars, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN ont entériné la décision du SACEUR de dérouter des navires de l’Alliance dans cette même zone pour y renforcer la surveillance.


Le 17 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 1973, par laquelle les États membres et les organisations régionales sont autorisées, entre autres, à prendre « toutes mesures nécessaires » pour protéger la population civile libyenne.


Le 22 mars, l’OTAN a répondu à l’appel de l’ONU en lançant une opération destinée à imposer un embargo sur les armes à la Libye. Le 23 mars, l’opération OTAN d’embargo sur les armes commençait.


Des navires et des appareils de l’OTAN opèrent en Méditerranée centrale afin de veiller à ce que l’approvisionnement en armes de la Libye par la mer soit interrompu. Ils sont autorisés à stopper et à inspecter tout bâtiment soupçonné de transporter des armes ou des mercenaires.


Les navires de l’OTAN n’entreront pas dans les eaux territoriales libyennes. L’OTAN n’a nullement l’intention de déployer des forces terrestres où que ce soit sur le territoire libyen.


Le 24 mars, l’OTAN a décidé d’imposer, au-dessus de la Libye, la zone d’exclusion aérienne prévue dans la résolution de l’ONU. Cette dernière demande l’interdiction, dans l’espace aérien libyen, de tous les vols, à l’exception des vols humanitaires ou d’acheminement d’une assistance, afin que les populations et les zones civiles ne puissent être la cible d’attaques aériennes.


Source : site internet de l’OTAN

Dernière modification : 20/07/2011

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