La France dans la transformation de l’OTAN

La réforme de l’OTAN a été décidée en 1999 de façon à la rendre plus souple et mieux adaptée aux nouvelles menaces. Dès le début, la France a fermement soutenu cette initiative, qui depuis le sommet de Prague en 2002, se traduit notamment par une structure de commandement plus légère en termes d’effectifs et en nombre d’états-majors, plus efficiente et plus efficace.

Le sommet de Prague a ainsi permis la création du Commandement allié Transformation (ACT) chargé notamment de favoriser la transformation et l’interopérabilité des forces armées de l’Alliance.

Ce processus de transformation s’appuie sur l’expérience tirée des crises passées, une évaluation des menaces constamment mise à jour et des moyens pour les contrer. Il se poursuit par la rénovation des concepts opératoires et l’analyse de leurs conséquences capacitaires. La France participe activement à ces réflexions. Elles permettent d’anticiper les futurs enjeux portant sur l’emploi des forces, leur organisation et leurs moyens.

La France a décidé de traduire son soutien au processus de transformation et à sa mise en œuvre opérationnelle par une contribution renforcée et ciblée à la chaîne de commandement. Celle-ci se traduit par la présence d’officiers et de sous-officiers dans un grand nombre d’états-majors. La nomination du Général Philippe Stoltz le 20 juillet 2009 à la tête du commandement interarmées de l’OTAN à Lisbonne (Oeiras) ainsi que celle le 29 juillet du Général d’armée aérienne Stéphane Abrial au poste de commandement suprême allié de la transformation de l’OTAN (SACT) marquent la pleine participation de la France à la structure militaire intégrée de l’Alliance. Le Général Abrial est le premier européen à accéder à l’un des deux commandements stratégiques de l’Alliance atlantique. Cette nomination participe à la réalisation de l’objectif poursuivi par la France visant à renforcer la présence et le poids de l’Europe dans l’OTAN.

Dans le domaine des forces, la France, continue de soutenir la création de la force de réaction rapide appelée NRF (NATO Response Force), capable de déployer jusqu’à 21 000 hommes. La NRF peut envoyer des éléments précurseurs dans un préavis de deux jours, ses premiers éléments dans les cinq jours et le reste sous 30 jours. La France contribue à la NRF de manière importante en termes d’effectifs et de moyens, par la mise à disposition soit d’unités, soit de capacités à haute valeur opérationnelle. Durant le premier semestre 2009, l’armée de l’air a assuré le commandement de la composante Air de la force de réaction de l’Otan (Nato Response Force – NRF 12), fournissant un peu plus de 50% du personnel de la structure de commandement et 20% des moyens aériens.

Lors de la réunion ministérielle d’Istanbul (février 2010), les Alliés ont décidé d’engager une réforme d’ampleur de l’Alliance, pour renforcer sa gouvernance, adapter les capacités aux défis émergents et rationaliser les structures. Les travaux engagés ont permis lors du sommet de Lisbonne (novembre 2010) et de la réunion ministérielle de Bruxelles (juin 2011) de prendre une série de décisions de réforme de l’OTAN concernant à la fois la structure de commandement, les agences qui dépendent de l’OTAN, le siège et la gouvernance financière de l’Alliance.

A Lisbonne, les Alliés ont souligné que la nouvelle "structure sera plus agile, plus flexible et plus apte au déploiement dans le cadre d’opérations, y compris pour les situations relevant de l’article 5 et pour apporter une assurance visible. La nouvelle structure représente une diminution importante du nombre des quartiers généraux et une réduction des effectifs de 35 %, soit près de 5 000 postes, voire plus, si et où cela est possible. " (déclaration de Lisbonne, § 49). La France s’est fortement investie en faveur de cette réforme dont la mise en oeuvre est en cours.

Pour en savoir plus :

- Présentation du Commandement allié Transformation (ACT)

- Site officiel du Commandement allié Transformation

Mis à jour : 28.07.11

Dernière modification : 28/07/2011

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