La Marine nationale prend l’alerte NRF en 2013

Au 1er janvier 2013, la Marine nationale a pris l’alerte de la composante maritime de la NATO Response Force (NRF), pour une durée d’un an. Depuis la création de la NRF, force de réaction rapide de l’Otan, en 2002, c’est la troisième fois que la Marine assume cette posture d’alerte au profit de l’Alliance.

Ainsi, dans le cas où une opération de l’Alliance - comprenant un volet naval - devait être lancée quelque part dans le monde en 2013, c’est la force aéromaritime de réaction rapide (FRMARFOR) - état-major opérationnel de la marine - qui assumerait le rôle de Maritime Component Commander(MCC). Engagé à maintes reprises dans des opérations nationales ou en coalition (Baliste, Agapanthe, Atalante, Harmattan…), FRMARFOR - parfaitement adapté aux besoins et aux enjeux de la NRF - est prêt à prendre le commandement sous faible préavis d’une force aéronavale multinationale. En fonction du type de crise, le volet aéronaval d’une opération de la NRF pourrait compter jusqu’à quarante bâtiments de combat et une centaine d’aéronefs, soit plusieurs milliers d’hommes. Le tout serait alors piloté par un état-major embarqué pouvant atteindre 140 personnes.

Pour obtenir la certification Otan nécessaire avant sa prise d’alerte NRF, FRMARFOR a été évalué sur ses capacités de commandement via les grandes manœuvres Noble Mariner et Steadfast Juncture, qui se sont déroulées fin 2012 à Toulon, respectivement sur les BPC Tonnerre puis Dixmude. Noble Mariner a réuni vingt-cinq bâtiments d’une dizaine de nations alliées, autour d’un scénario de crise animé par le Maritime Command, basé à Northwood. Steadfast Juncture, ensuite, piloté par le Joint Force Command de Naples, a permis de certifier les trois composantes - terre, air et marine - prenant l’alerte NRF en 2013, par un exercice « papier » interarmées impliquant tous les niveaux décisionnels de l’Otan, du stratégique au tactique.

« Le processus de certification dépasse largement le cadre de notre marine, rappelle le vice-amiral Philippe Coindreau, commandant le FRMARFOR et potentiel commandant de la composante navale de la NRF en 2013. Il permet de vérifier, régulièrement, que les unités des armées des nations alliées, de différentes cultures opérationnelles, sont aptes à conduire ensemble un large spectre d’opérations. C’est au meilleur niveau de ses capacités et de son interopérabilité que la Marine nationale prend aujourd’hui son tour d’alerte NRF. »

Source : Ministère de la défense

Dernière modification : 04/01/2013

Haut de page