La pleine participation de la france aux actions de l’alliance

Par sa participation aux principales instances décisionnelles de l’Alliance (Conseil de l’Atlantique Nord, Comité militaire, Etat-major international notamment), la France est un acteur majeur des décisions de l’OTAN.

La volonté du Président de la République d’engager la réflexion sur la place et le rôle de la France dans l’Alliance a donné lieu à une large débat public et le parlement s’est prononcé le 18 mars 2009 en faveur de la pleine participation de la France aux structures militaires intégrées de l’OTAN.

La pleine participation de la France aux structures de l’OTAN vise également à faciliter l’émergence d’une Europe de la défense plus cohérente par le renforcement des liens entre ses membres. A ce titre, la tenue du sommet de l’OTAN à Strasbourg et à Kehl à l’occasion des soixante ans de l’Alliance a également marqué avec force l’amitié et la coopération franco-allemande au sein de l’Alliance et leur engagement dans la construction européenne. Le Président de la République avait eu l’occasion de préciser à diverses reprises que l’Europe de la défense et l’ancrage atlantique étaient les deux volets d’une même politique de défense et de sécurité. La relance de l’Europe de la défense que propose la France est inscrite dans une vision politique renouvelée, fondée sur la complémentarité entre la défense européenne et l’OTAN.
La rénovation de la relation de la France avec l’Alliance doit donc bénéficier à la défense nationale et européenne en termes d’efficacité opérationnelle, de performance technique, d’interopérabilité et de coopération des industries de défense. La France, en pesant davantage dans le processus décisionnel et dans la chaîne de commandement, permettra à l’Europe de peser plus au sein de l’Alliance atlantique.

Sur le plan opérationnel, la pleine participation de la France à la structure de commandement militaire intégrée permet à notre pays de participer efficacement à l’élaboration des plans d’opérations pour lesquels elle fournit depuis près de quinze ans des contingents importants. Elle peut également s’inscrire de manière dynamique dans la définition des besoins militaires de l’Alliance et dans l’analyse des capacités.

Dernière modification : 01/12/2009

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