Les autres opérations de l’OTAN [en]

La Force de l’OTAN au Kosovo (KFOR)

Déployée au Kosovo depuis 1999, la KFOR participe au maintien d’un environnement sûr et sécurisé et à la liberté de circulation au profit de l’ensemble de la population du Kosovo.

Depuis l’accession du Kosovo à l’indépendance en février 2008, la KFOR a débuté son passage de la KFOR en posture dite de dissuasion. Prenant acte de l’amélioration de la sécurité sur le terrain, ce processus a conduit à une diminution des effectifs de la KFOR de 13 000 hommes en 2009 à 5 000 hommes aujourd’hui. Il doit se poursuivre.

La KFOR soutient aujourd’hui les efforts de l’Union européenne au Kosovo, et notamment de la mission civile pour le renforcement de l’état de droit EULEX. La KFOR a également joué un rôle de soutien et d’entraînement au profit de la Force de sécurité du Kosovo, dont la pleine capacité opérationnelle doit être prochainement déclarée par le Conseil de l’Atlantique Nord.

La France contribue à la KFOR avec environ 300 personnels, déployés principalement au nord du pays au camp de Novo-Selo.

Le renforcement des capacités de défense aérienne de Turquie

En décembre 2012, les Alliés ont décidé de renforcer les capacités de défense aérienne de la Turquie afin d’assurer la défense de sa population et de son territoire. Dans ce cadre, des batteries d’intercepteurs ont été déployées par trois Alliés près de la frontière turco-syrienne. Il ne s’agit pas d’une nouvelle opération, mais d’un renforcement des moyens dans le cadre du plan permanent de défense aérienne.

Les opérations maritimes de l’OTAN

L’opération Active Endeavour a été lancée en octobre 2001, après l’activation de l’article 5 (défense collective) du traité de Washington en réponse aux attaques terroristes du 11 septembre contre les Etats-Unis. Sa mission est d’aider à détecter et à dissuader des activités terroristes en Méditerranée. Initialement limité à la Méditerranée orientale, la zone d’opération couvre tout le bassin méditerranéen depuis 2004 Concrètement, les bâtiments contribuant à l’opération sont amenés à interroger les navires qu’ils rencontrent et peuvent, dans certains cas et sous certaines conditions (accord du capitaine et de l’Etat de pavillon, conformément au droit international), conduire des visites à bord de navires suspects pour procéder à une vérification de la documentation et de la cargaison. En cas de refus, les bâtiments de l’opération transmettent les informations pertinentes aux autorités des pays concernés. Des études sont en cours pour évaluer la pertinence opérationnelle de cette opération et préparer, le cas échéant, une évolution de son cadre d’emploi. D’ores et déjà, un système d’opérations "coup de poing" a remplacé le dispositif de présence permanente à la mer, pour une efficacité équivalente et un coût moindre.

Lancée en octobre 2008 sous le nom d’Allied Provider pour répondre à la demande du Secrétaire général des Nations Unies d’escortes pour les navires du Programme alimentaire mondiale transitant dans le Golfe d’Aden, l’opération de lutte contre la piraterie a pris le nom d’Operation Ocean Shield en août 2009. Aux côtés d’autres acteurs maritimes militaires avec lesquels elle coopère tels que l’Union européenne (opération Atalanta) ou la Coalition maritime conjointe conduite par les Etats-Unis, Ocean Shield contribue à la surveillance et à la prévention des actes de piraterie au large de la Somalie. Comme l’a reconnu l’Organisation maritime internationale, les actes de piraterie au large de la Corne de l’Afrique ont nettement diminué depuis 2011. Outre la meilleure application par les armateurs de bonnes pratiques recommandées, les opérations maritimes internationales - dont Ocean Shield - ont certainement contribué à ce résultat. Le mandat actuel de l’opération échoit à la fin 2014.

L’opération Protecteur Unifié en Libye

A compter du 1er avril 2011, l’OTAN intervient en Libye en application de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour protéger les populations civiles libyennes, dans le cadre de l’opération « Protecteur Unifié ». Cette opération fait suite aux actions engagées de façon coordonnée par la France et plusieurs autres alliés le 19 mars 2011. Conforménent aux résolutions 1970 et 1973, l’opération « Protecteur Unifié » comprend plusieurs volets : la mise en œuvre d’un embargo aérien et maritime sur les armes à destination du régime libyen, la mise en œuvre d’une "zone d’exclusion aérienne" pour prévenir toute attaque aérienne contre la population et, enfin, la conduite d’opérations de frappe destinées à empêcher de nouvelles exactions contre la population libyenne. Pour la première fois dans une opération de l’OTAN, ce sont les Européens et le Canada qui fournissent le plus gros des moyens militaires (même si les Etats-Unis ont comblé des lacunes significatives dans des domaines-clé tels que le ravitaillement en vol ou le renseignement). Avec un quart des sorties aériennes et un tiers des actions aériennes offensives, la France joue un rôle central dans cette opération. C’est le corollaire du rôle politique joué par notre pays dans la résolution de cette crise. L’opération Protecteur unifié s’est achevée le 31 octobre 2011, après avoir pleinement rempli son mandat.

Dernière modification : 05/03/2013

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