Les relations OTAN-Russie [en]

La Russie est un partenaire essentiel pour l’OTAN, avec lequel les Alliés ont en commun de nombreux intérêts de sécurité, notamment sur l’Afghanistan. Le dialogue politique et les coopérations concrètes entre les 29 membres du Conseil OTAN-Russie contribuent à renforcer la sécurité de la zone euro-atlantique, et leur permettent de répondre ensemble à des menaces communes.

Historique

Dès la fin de la Guerre froide l’OTAN et la Russie entament un dialogue politique dans le cadre du Conseil de coopération nord-atlantique (COCONA), devenu en 1997 le Conseil de partenariat euro-atlantique. En 1997, ils signent à Paris l’Acte fondateur des relations OTAN-Russie, Dans ce document, qui souligne que les Alliés et la Russie « ne se considèrent pas comme des adversaires », ceux-ci s’engagent à « construire ensemble une paix durable et inclusive dans l’espace euro-atlantique, fondée sur les principes de démocratie et de sécurité coopérative ». En 2002, avec la Déclaration de Rome, est fondé le Conseil OTAN-Russie, au sein duquel les Alliés et la Russie coopèrent en partenaires égaux pour répondre ensemble aux menaces communes. Après le conflit russo-géorgien d’août 2008, l’activité du Conseil OTAN-Russie est suspendue pendant un an environ avant de reprendre fin 2009. Les Sommets de Lisbonne et de Chicago ont confirmé la détermination des Alliés à développer un véritable partenariat stratégique avec la Russie.

Les principaux domaines de coopération du Conseil OTAN-Russie

L’Afghanistan  : l’OTAN et la Russie coopèrent activement pour la stabilisation de l’Afghanistan, qui représente un enjeu de sécurité commun. Depuis 2008, Moscou accorde ainsi aux Alliés des facilités logistiques essentielles pour le transit du matériel de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) en provenance et à destination de l’Afghanistan. Sous l’égide du Conseil OTAN-Russie ont été développées des activités de formation à l’intention des forces de sécurités afghanes, notamment dans le domaine de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Une autre initiative du COR contribue depuis 2010 à l’équipement des forces de sécurité afghanes en finançant l’achat et la maintenance d’hélicoptères.

La défense antimissile : face à la menace croissante que représente la prolifération des missiles balistiques, les Chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil OTAN-Russie ont décidé lors du Sommet de Lisbonne, en novembre 2010, de coopérer pour assurer la défense de leurs territoires et de leurs populations contre des attaques de ce type.

Dans le cadre des travaux au sein du Conseil OTAN-Russie pour définir les principes de cette coopération, les Alliés ont proposé la création de deux centres conjoints OTAN-Russie pour le partage de données radar et pour la planification et la conduite des opérations, ainsi que l’élaboration d’un régime de transparence réciproque sur les capacités de défense antimissile.

A l’issue du Sommet de Chicago en mai 2012, les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’OTAN ont par ailleurs réaffirmé que le futur système de défense antimissile de l’OTAN ne visait pas les forces stratégiques russes, mais devait au contraire répondre à des menaces balistiques ne provenant pas de l’espace euro-atlantique. La France soutient pleinement le principe d’une coopération ouverte, pragmatique et transparente entre l’OTAN et la Russie, comme l’a rappelé le Président de la République lors du Sommet de Chicago.

La lutte contre le terrorisme  : les membres du Conseil OTAN-Russie entretiennent des échanges réguliers sur la lutte contre le terrorisme. Le Conseil OTAN-Russie développe notamment deux projets scientifiques majeurs dans ce domaine :
-  l’ « Initiative sur l’espace aérien en coopération » (CAI), opérationnelle depuis décembre 2011, qui à travers des échanges de données sur la circulation aérienne vise à empêcher d’éventuels détournements d’avions par des terroristes. La France est depuis le début fortement engagée dans ce projet, qu’elle finance à hauteur de 20% environ.
-  le projet Standex, piloté pour le compte de l’OTAN par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) français, vise à développer des technologies permettant de détecter à distance des explosifs dans les transports en commun. La France a déjà contribué à hauteur de plus de 600 000 € à ce projet, dont les premiers tests seront organisés en 2013.

Pour aller plus loin  :

Le site du Conseil OTAN-Russie

Page sur les relations OTAN-Russie sur le site de l’OTAN :

http://www.nato.int/cps/en/SID-522E0A2F-2D9C111A/natolive/topics_50090.htm

Dernière modification : 08/04/2013

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