Les relations de l’Alliance avec la Russie.

Les relations entre l’OTAN et la Russie

Les 28 pays alliés et la Russie travaillent ensemble, en tant que partenaires égaux, au sein du Conseil OTAN-Russie (COR) qui a été créé en 2002. Le COR sert de cadre pour des consultations sur les enjeux sécuritaires du monde contemporain et pour une coopération pratique dans toute une série de domaines d’intérêt commun. Son agenda s’appuie sur le cadre de coopération bilatérale qui a été défini dans l’Acte fondateur OTAN-Russie de 1997.

Le nouveau concept stratégique de l’OTAN, approuvé au sommet de Lisbonne en novembre 2010, souligne l’importance pour les Alliés d’« un véritable partenariat stratégique entre l’OTAN et la Russie » ainsi que leur détermination « à renforcer les consultations politiques et la coopération pratique avec la Russie dans des domaines d’intérêts partagés » et « à exploiter tout le potentiel du Conseil OTAN-Russie au profit d’un dialogue et d’une action conjointe avec la Russie ».

C’est à Lisbonne qu’a eu lieu aussi le troisième sommet de l’histoire du Conseil OTAN‑Russie. Les dirigeants des 29 États membres du COR se sont engagés à « oeuvrer à conclure un véritable partenariat stratégique modernisé, fondé sur les principes de la confiance mutuelle, de la transparence et de la prévisibilité, l’objectif étant de contribuer à la création d’un espace commun de paix, de sécurité et de stabilité ».

À Lisbonne, les dirigeants des pays du COR ont approuvé une Revue conjointe des défis de sécurité communs du XXIe portant sur l’Afghanistan (notamment la lutte antidrogue), le terrorisme (notamment la vulnérabilité des infrastructures critiques), la piraterie, la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs, ainsi que les catastrophes d’origine naturelle ou humaine. La coopération pratique est actuellement développée dans chacun de ces domaines. Les dirigeants des pays du COR sont convenus de reprendre la coopération dans le domaine de la défense antimissile de théâtre et de procéder à une analyse conjointe approfondie du cadre futur à mettre en place pour une coopération plus large sur la défense antimissile. Ils se sont également mis d’accord sur un certain nombre d’initiatives destinées à aider à la stabilisation de l’Afghanistan et de l’ensemble de la région.

Réunis à Sotchi (Russie) le 4 juillet, à l’invitation des autorités russes, les ambassadeurs des pays du COR ont redit qu’ils étaient résolus à coopérer sur la défense antimissile, ainsi que sur d’autres questions sécuritaires d’intérêt commun : « L’esprit de Lisbonne est toujours vivant, et il continue de nous guider. La coopération est la meilleure des options, et le partenariat est la seule voie à suivre… » a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, s’exprimant en sa qualité de président du Conseil OTAN-Russie, à l’issue de la réunion de Sotchi.

Les pays du COR sont convenus que le COR est un instrument très utile pour le renforcement de la coopération pratique et le dialogue politique sur toutes les questions, qu’elles soient consensuelles ou non.

Il est vrai que des divergences subsistent sur certains grands dossiers – comme la suspension par la Russie de l’application du Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe (FCE) et des questions en rapport avec la Géorgie - mais le COR est animé d’un esprit de coopération pragmatique résultant de la prise de conscience que l’OTAN et la Russie ont les mêmes priorités stratégiques et qu’elles sont confrontées aux mêmes défis.

Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a exprimé le souhait de voir progresser la coopération sur trois axes qu’il juge essentiels pour la construction de la confiance entre les Alliés et la Russie : la défense antimissile, la maîtrise des armements conventionnels, et la réduction du nombre d’armes nucléaires à courte portée en Europe.

Cadre de la coopération

La coopération entre la Russie et les États membres de l’OTAN est dirigée par le COR et mise en œuvre par l’intermédiaire de divers groupes de travail et comités subordonnés. Chaque année, les pays du COR se mettent d’accord sur un programme de travail annuel.

Les domaines clés de la coopération sont la lutte contre le terrorisme, la réforme de la défense, la coopération entre militaires, la formation à la lutte antidrogue de personnels d’Afghanistan et d’Asie centrale, la défense antimissile de théâtre/défense antimissile, la gestion de crise, la non-prolifération, la gestion de l’espace aérien, les plans civils d’urgence, la coopération scientifique et la sécurité environnementale.

Le COR, qui sert de cadre pour le développement d’un dialogue politique continu sur les questions sécuritaires du moment, s’est élargi progressivement de manière à permettre des échanges de vues francs et constructifs sur des questions d’actualité, parfois sujettes à controverses. Des échanges de vues ont ainsi été consacrés à la situation dans les Balkans, en Afghanistan, en Géorgie, en Ukraine, au Bélarus, en Asie Centrale, au Moyen-Orient, en Iraq et en Libye, ainsi qu’à des questions comme la transformation de l’OTAN, la sécurité énergétique, la défense antimissile et le Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE). Le dialogue permet aussi de faire émerger des idées de coopération pratique de nature à aider à faire face aux défis de sécurité communs.

Afin de faciliter la coopération, la Russie a établi une mission diplomatique auprès de l’OTAN, tandis qu’elle ouvrait des antennes militaires dans les quartiers généraux des deux grands commandements de l’OTAN. Un Bureau d’information de l’OTAN a été mis sur pied à Moscou dans le but d’expliquer ce qu’est l’OTAN et de faire connaître les avantages du partenariat OTAN-Russie, tandis qu’une mission de liaison militaire contribue à améliorer la transparence et la coordination sur le plan militaire.

Domaines clés de la coopération


Soutien à la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) et aux forces armées afghanes

Au printemps 2008, la Fédération de Russie a offert de faciliter le transit terrestre par le territoire russe de biens non militaires destinés aux pays contribuant à la FIAS, et ce à l’appui de l’opération dirigée par l’OTAN sous mandat des Nations Unies en Afghanistan. Des arrangements analogues ont été conclus avec les autres pays de transit, ce qui a permis d’ouvrir en 2010 cet important itinéraire de ravitaillement pour la FIAS. Au sommet de Lisbonne, les dirigeants des pays du COR ont approuvé les modifications aux arrangements conclus en 2008 qui ont pour objet d’autoriser le transit terrestre de marchandises non létales en provenance et à destination de l’Afghanistan.

Les dirigeants des pays du COR sont également convenus à Lisbonne de créer un fonds d’affectation spéciale destiné à la maintenance des hélicoptères, de manière à aider les forces armées afghanes à utiliser plus efficacement leur flotte d’hélicoptères. Le projet a été lancé officiellement en mars 2011, à la réunion ministérielle du Conseil OTAN-Russie tenue à Berlin. C’est l’Allemagne qui pilote le projet et l’Agence OTAN d’entretien et d’approvisionnement (NAMSA) qui joue le rôle d’agent d’exécution. La Croatie, le Danemark, les Etats-Unis, le Luxembourg, les Pays-Bas, la République tchèque, la Russie et la Turquie ont déjà affecté un montant total de cinq millions de dollars à ce projet, qui vise à fournir une capacité bien nécessaire de maintenance et de réparation, y compris des pièces de rechange et une formation technique.

Formation à la lutte antidrogue de personnels d’Afghanistan et d’Asie centrale

En décembre 2005, les ministres des Affaires étrangères des pays du COR ont lancé un projet pilote sur la formation à la lutte antidrogue de personnels d’Afghanistan et d’Asie centrale, destiné à aider à combattre les menaces que pose le trafic de stupéfiants afghans. Ce projet visait à renforcer les capacités locales et à favoriser la mise en réseau et la coopération à l’échelon régional en permettant à des États membres du COR de partager leur expertise avec des officiers de rang intermédiaire originaires d’Afghanistan, du Kazakhstan, de la République Kirghize, du Tadjikistan, du Turkménistan et d’Ouzbékistan. Le Pakistan est devenu en 2010 le septième pays participant. Ce projet est mis en œuvre en coopération avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

La Russie et la Turquie ont organisé des stages de formation dans leurs centres d’excellence spécialisés à l’intention de personnel originaire d’Afghanistan, d’Asie centrale et du Pakistan ; des stages itinérants ont également lieu dans chacun des six pays participants. À l’été 2007, le COR a accueilli avec satisfaction l’offre de la Finlande de contribuer à cette initiative. Fin 2010, près de 1 250 officiers avaient déjà bénéficié d’une formation dans le cadre du projet du COR. Au sommet de Lisbonne, les dirigeants des pays du COR sont convenus d’élargir le champ du projet afin d’accroître leur aide directe au renforcement futur des capacités institutionnelles. Fin juin 2011, près de 1 500 officiers auront bénéficié d’une formation dans le cadre de ce projet OTAN-Russie.

Lutte contre le terrorisme

La coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme a pris différentes formes : échanges réguliers d’informations, consultations approfondies, évaluations conjointes de la menace, plans civils d’urgence destinés à faire face à d’éventuels attentats terroristes, dialogue au niveau élevé sur le rôle des forces armées dans la lutte contre le terrorisme et sur les enseignements tirés des récents attentats, coopération scientifique et technique. Les pays de l’OTAN et la Russie coopèrent aussi dans des domaines liés au terrorisme comme le contrôle des frontières, la non-prolifération, la gestion de l’espace aérien ou la sûreté nucléaire.

En décembre 2004, les ministres des Affaires étrangères des pays du COR ont approuvé un « plan d’action global du COR contre le terrorisme » visant à améliorer la coordination globale et l’orientation stratégique de la coopération OTAN-Russie dans ce domaine.

Par ailleurs, des navires russes ont été déployés en 2006, en 2007 et en 2008, à l’appui de l’opération maritime de lutte antiterroriste Active Endeavour (OAE) menée par l’OTAN en Méditerranée et, au sommet de Lisbonne, la Russie a confirmé qu’elle souhaitait reprendre son soutien opérationnel à l’opération.

Des travaux sont actuellement menés sur un projet visant à développer des technologies qui permettront la détection à distance des explosifs (STANDEX) dans les réseaux de transport en commun et éventuellement dans d’autres lieux publics.

Initiative sur l’espace aérien en coopération (CAI)

Des progrès importants ont été accomplis en ce qui concerne l’Initiative sur l’espace aérien en coopération (CAI). Le système CAI d’échange d’informations est axé principalement sur les aspects liés à la lutte contre le terrorisme. Il permet également d’assurer la transparence en ce qui concerne la circulation aérienne et de notifier rapidement des activités aériennes suspectes, améliorant ainsi la transparence, la prévisibilité et l’interopérabilité dans la gestion de l’espace aérien.

Sur la base d’une étude de faisabilité qui s’est achevée en 2005, des besoins détaillés ainsi qu’un plan de projet ont été approuvés pour permettre un échange réciproque de données sur la circulation aérienne entre des centres situés dans des pays de l’OTAN et en Russie. La mise en oeuvre à débuté en 2006. Le système CAI est devenu pleinement opérationnel en 2011.

L’état de préparation opérationnelle du système CAI a fait l’objet d’une démonstration lors de l’exercice de lutte antiterroriste Vigilant Skies 2011, qui s’est déroulé en juin 2011. Cet exercice de lutte contre le terrorisme en conditions réelles – le premier de ce genre – a fait intervenir des avions de chasse polonais, russes et turcs qui sont entrés en action en réponse à une simulation de détournement d’avion de ligne par des terroristes.

Dix (10) millions d’euros environ au total ont été investis dans le projet CAI. Les pays qui ont contribué financièrement au projet sont le Canada, les États-Unis, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, la Pologne, la Russie, le Royaume-Uni et la Turquie. Le système CAI est ouvert à la participation d’autres pays. La Finlande et l’Ukraine ont fait savoir qu’elles souhaitaient participer à cette initiative.

L’Agence OTAN de consultation, de commandement et de contrôle (NC3A) pilote la partie OTAN du système CAI, et le logiciel a été acheté à EUROCONTROL. Du côté russe, c’est la société d’État de gestion de la circulation aérienne qui est responsable de la mise en œuvre technique du système, sous la direction de l’autorité fédérale chargée de la navigation aérienne. La composante russe du système a été développée et fournie par l’entreprise Almaz-Antey.

Le système CAI comporte deux centres de coordination - l’un à Moscou, l’autre à Varsovie - ainsi que des stations de coordination locales à Kaliningrad, Rostov-sur-le-Don et Mourmansk (Russie), Varsovie (Pologne), Bodø (Norvège) et Ankara (Turquie).

Défense antimissile de théâtre (TMD)/Défense antimissile

La coopération dans le domaine de la défense antimissile de théâtre (TMD), qui porte sur le danger sans précédent que pose pour les forces déployées la présence croissante de missiles balistiques toujours plus précis, dure déjà depuis quelques années. Une étude visant à évaluer les niveaux possibles d’interopérabilité des systèmes de défense antimissile de théâtre (TDM) dont sont dotés la Russie et les États membres de l’OTAN a ainsi été lancée en 2003.

Trois exercices de poste de commandement ont eu lieu : le premier aux États‑Unis en mars 2004, le deuxième aux Pays-Bas en mars 2005, et le troisième en Russie en octobre 2006. Par ailleurs, l’Allemagne a été l’hôte en janvier 2008 d’un exercice assisté par ordinateur (CAX). Avec l’étude sur l’interopérabilité, ces exercices ont pour but de servir de base pour des améliorations futures dans le domaine de l’interopérabilité et de permettre l’élaboration de mécanismes et de procédures applicables aux opérations conjointes menées dans le secteur de la défense antimissile de théâtre.

En décembre 2009, un Groupe de travail du COR sur la défense antimissile a été mis en place. Il a été chargé de tirer les enseignements du travail antérieur de coopération en matière de défense antimissile de théâtre et d’échanger des vues sur la possibilité d’une coopération mutuellement bénéfique sur la défense antimissile, en se fondant pour cela sur une évaluation conjointe de la menace des missiles.

Au sommet de Lisbonne, les dirigeants des pays du COR ont approuvé l’évaluation conjointe des menaces liées aux missiles balistiques et sont convenus de réfléchir ensemble à la poursuite de la coopération dans le domaine de la défense antimissile. Ils ont décidé de reprendre la coopération en matière de défense antimissile de théâtre (TMD) et de procéder à une analyse conjointe approfondie du cadre futur à mettre en place pour la coopération sur la défense antimissile. En juin 2011, les ministres de la Défense des pays du Conseil OTAN‑Russie ont fait le point sur l’avancement des travaux sur la défense antimissile. Ils sont convenus que l’OTAN et la Russie se rapprochaient d’un accord sur les grands principes qui devraient guider cette coopération, mais ont reconnu qu’il y avait encore du travail à faire dans les prochains mois.

Non-prolifération et maîtrise des armements

Le COR a engagé le dialogue sur un nombre croissant de questions relatives à la non‑prolifération des armes de destruction massive (ADM). Des recommandations concrètes visant à renforcer les dispositions de non-prolifération existantes ont été faites. Des échanges de vues approfondis et des réunions d’experts ont été organisés pour explorer les possibilités de coopération pratique dans le domaine de la protection contre les armes nucléaires, biologiques et chimiques. Des travaux sont menés pour analyser les tendances mondiales en matière de prolifération des ADM et de leurs vecteurs, et pour examiner les domaines où les pays du COR peuvent travailler ensemble au niveau politique afin de promouvoir de réels efforts multilatéraux en matière de maîtrise des armements, de désarmement et de non‑prolifération.

Le COR a également servi de cadre pour des discussions franches et ouvertes sur des questions liées à la maîtrise des armements conventionnels, comme le traité FCE, le traité Ciel ouvert ou les mesures de confiance et de sécurité. L’une des toutes premières priorités de l’ensemble des pays du COR est d’œuvrer en faveur de la ratification du Traité adapté sur les forces conventionnelles en Europe. Les Alliés se sont déclarés préoccupés après l’annonce par la Russie de la « suspension » unilatérale de sa participation au traité à compter de décembre 2007. Des divergences de vues demeurent sur ce point, mais il est important de noter que les Alliés restent déterminés à ratifier le Traité adapté. Des discussions sur la manière d’y parvenir sont actuellement menées avec la Russie, tant dans le cadre du Conseil OTAN‑Russie que dans celui de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Au sommet de Lisbonne, les dirigeants des pays du COR ont souligné qu’ils soutiennent fermement la redynamisation et la modernisation du régime de maîtrise des armements conventionnels en Europe et qu’ils sont prêts à poursuivre le dialogue sur les questions relatives à la maîtrise des armements, au désarmement et à la non-prolifération qui présentent un intérêt pour le COR.

Questions relatives aux armes nucléaires

Dans le domaine nucléaire, les experts ont établi un recueil de termes et de définitions et organisé des échanges sur les doctrines et la stratégie nucléaires.

Des experts et des représentants de Russie et de pays de l’OTAN ont également assisté en tant qu’observateurs à quatre exercices sur le terrain de réponse à un accident impliquant des armes nucléaires qui se sont déroulés en Russie (2004), au Royaume Uni (2005), aux États-Unis (2006) et en France (2007). Le fait que des experts soient invités à assister à ce type d’exercice contribue à accroître la transparence, permet d’arriver à une compréhension commune des procédures de réponse à ce type d’accident et donne la pleine assurance que les États membres de l’OTAN dotés de l’arme nucléaire (France, Royaume Uni et États-Unis) et la Russie sont parfaitement capables de réagir de façon efficace à une situation d’urgence, quelle qu’elle soit, impliquant des armes nucléaires. Des séminaire d’experts ont également été consacrés à l’étude des enseignements tirés d’incidents et d’accidents liés à des armes nucléaires (2007), à la doctrine et à la stratégie nucléaires (2009) et aux mesures à prendre en cas de détection d’engin nucléaire ou radiologique improvisé (2010).

Coopération entre militaires

Depuis la création du COR, les arrangements de liaison militaire ont été renforcés, tant dans les commandements alliés Opérations et Transformation qu’à Moscou. Parmi les objectifs clés de la coopération entre militaires, on citera le renforcement de la confiance et de la transparence, ainsi que l’amélioration de la capacité des forces de l’OTAN et de celles de la Russie à se préparer ensemble à mener d’éventuelles opérations militaires conjointes futures.

La coopération entre militaires a repris, après une suspension temporaire au lendemain de la crise géorgienne d’août 2008. Le plan de travail militaire pour 2011 est axé sur plusieurs domaines de coopération agréés - logistique, lutte antiterroriste, recherche et sauvetage en mer, lutte antipiraterie, défense antimissile de théâtre et échanges entre académies militaires – ainsi que sur des activités militaires du même ordre.

En juin 2005, des « Orientations politico-militaires pour le renforcement de l’interopérabilité entre les forces de la Russie et celles des pays de l’OTAN » ont été approuvées par les ministres de la Défense des pays du COR.

Parmi les autres documents clés, on citera la Convention sur le statut des forces applicable au Partenariat pour la paix (SOFA du PPP), que la Russie a signée en 2004 et que le Parlement russe a ratifiée en mai 2007 ; cet accord facilitera encore davantage la coopération entre militaires et d’autres activités de coopération pratique, en particulier le déploiement de forces participant à des opérations et exercices conjoints.

Recherche et sauvetage d’équipages de sous-marins

Depuis la signature en février 2003 d’un accord-cadre sur la coopération en matière de recherche et sauvetage en mer d’équipages de sous-marins, les travaux se sont intensifiés dans ce domaine, ce qui a permis de mener une opération de sauvetage en situation réelle.

Pour la première fois, un sous-marin de la marine russe a été pleinement intégré dans un exercice dirigé par l’OTAN, lors de l’exercice de recherche et sauvetage Bold Monarch 2011, qui s’est déroulé au large de la côte dans le sud de l’Espagne, du 30 mai au 10 juin 2011. Le sous-marin Alrosa était encadré par trois autres navires russes : un navire de sauvetage de sous-marins, un navire de sauvetage et un transporteur de colis lourds.

Précédemment, en juin 2005, la Russie avait participé à l’exercice Sorbet Royal. L’expérience acquise et les réseaux mis en place pendant cet exercice ont contribué au succès de l’opération de sauvetage, qui s’est déroulée dans des conditions réelles, en août 2005, au large de la presqu’île du Kamtchatka en Russie. En 2008, la Russie avait participé à l’exercice Bold Monarch.

Gestion de crise

L’OTAN et la Russie coopèrent depuis longtemps dans le domaine de la gestion de crise. En fait, entre 1996 et 2003, la Russie a été le pays non OTAN qui a fourni le plus gros contingent de troupes dans le cadre des opérations de maintien de la paix dirigées par l’OTAN. L’étroite coopération dans les Balkans a été capitale pour l’amélioration des relations et le construction de la confiance entre les forces armées russes et celles des pays alliés.

Depuis 2002, le COR a pris des mesures pour se préparer à une éventuelle coopération future dans ce domaine, et il a notamment adopté, en septembre 2002, un texte portant sur les « aspects politiques d’un concept générique d’opérations de maintien de la paix menées conjointement par l’OTAN et la Russie ». Il s’agit, dans ce document, de rechercher des approches communes, d’établir un cadre pour la consultation, la planification et la prise de décisions au tout début d’une crise, et de définir les problèmes liés à l’organisation d’exercices et de stages de formation conjoints. Le concept a été testé au cours d’un exercice procédural, qui s’est déroulé en trois phases, entre mai 2003 et septembre 2004.

Transparence, stratégie et réforme de la défense

Dans un souci de construction de la transparence et de la confiance mutuelles, un dialogue a été engagé sur les questions doctrinales, la stratégie et la politique, et notamment les rapports avec la réforme de la défense, les questions relatives aux armes nucléaires, ainsi que l’organisation générale et la posture des forces.

Les initiatives lancées précédemment dans le domaine de la réforme de la défense étaient axées sur la réorganisation des forces armées, la gestion des ressources humaines et financières, la réforme des industries de défense, la gestion des conséquences de la réforme de la défense, et le volet défense de la lutte contre le terrorisme.

De 2002 à 2008, un Centre OTAN-Russie de réinsertion a contribué à faciliter la reconversion du personnel militaire russe dégagé des cadres, ainsi que son retour à la vie civile. Mis en place à Moscou en juillet 2002, le Centre a alors étendu progressivement ses activités à d’autres régions. Il avait pour tâches non seulement de fournir des informations sur la recherche d’emplois et la réinsertion, mais aussi d’organiser des stages de formation professionnelle, d’offrir des services de placement, ainsi que des cours d’anglais et de gestion à l’intention des petites et moyennes entreprises. Fin 2008, quelque 2 820 militaires dégagés des cadres des forces armées russes avaient bénéficié d’un programme de reconversion. Plus de 80 pour cent (80%) d’entre eux avaient trouvé un emploi dans le secteur civil après leur formation ou avec l’aide de l’Unité de placement du Centre, laquelle avait procuré directement un travail, entre décembre 2004 et décembre 2008, à quelque 1 400 anciens militaires au total.

Coopération en matière d’industries de défense

La vaste « Étude sur la coopération OTAN-Russie en matière d’industries de défense et de recherche et technologie (R&T) pour la défense », qui a été lancée en janvier 2005 et achevée en 2007, a conclu qu’il serait intéressant de conjuguer les capacités scientifiques et technologiques pour faire face aux menaces mondiales.

Logistique

La logistique constitue la clé de voûte de toute opération militaire ; or, dans l’environnement de sécurité d’aujourd’hui, la nécessité de disposer de forces plus mobiles et de mener des opérations multinationales impose de mieux coordonner et de mutualiser les ressources chaque fois que c’est possible. Diverses initiatives portent sur la coopération logistique, dans le secteur civil comme dans le secteur militaire.

Des réunions et des séminaires ont été organisés dans le but d’établir une solide base de compréhension mutuelle dans le domaine logistique grâce au partage d’informations dans des domaines comme les politiques, les doctrines et les structures de la logistique, ou le retour d’expérience. Des possibilités de coopération pratique sont actuellement recherchées dans des domaines comme le transport aérien, le ravitaillement en vol, les services de santé ou l’épuration de l’eau. La coopération est actuellement étendue à l’étude des capacités potentielles et au renforcement de l’interopérabilité à l’appui d’opérations futures, notamment en Afghanistan.

Situations d’urgence dans le domaine civil

L’OTAN et la Russie coopèrent depuis 1996 à la mise sur pied d’une capacité qui permettra de mener des actions conjointes de réponse à des situations d’urgence, comme des tremblements de terre ou des inondations, et de coordonner en amont la détection et la prévention des catastrophes. Par ailleurs, c’est sur proposition de la Russie qu’a été créé en 1998 le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC), qui coordonne les réponses aux catastrophes entre tous les pays membres du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA) (regroupant les 28 pays de l’OTAN et les 22 pays partenaires).

Dans le cadre du COR, la coopération dans ce domaine a été axée avant tout sur le développement de capacités permettant de gérer les conséquences d’un attentat terroriste. Deux exercices de réponse à une catastrophe ont été organisés en Russie (à Bogorodsk en 2002 et à Kaliningrad en 2004), et un autre s’est déroulé en Italie en 2006 ; ces exercices ont débouché sur l’adoption de recommandations concrètes pour la gestion des conséquences. Un autre exercice sur table concernant la gestion des conséquences a eu lieu en Norvège en 2010. Les travaux futurs devraient également porter sur la réduction des risques, le renforcement des capacités et la coopération dans le domaine de la préparation du secteur civil et de la gestion des conséquences en rapport avec des événements très médiatisés.

Menaces et défis nouveaux

La coopération scientifique et technologique entre l’OTAN et la Russie remonte à 1998. Au fil des années, les scientifiques russes ont été les plus nombreux à bénéficier des bourses octroyées dans le cadre des programmes scientifiques de l’OTAN qui favorisent la collaboration et la recherche entre les scientifiques de pays de l’OTAN et de pays partenaires.

Dans le cadre du Comité du COR pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), des travaux prometteurs sont consacrés à la manière de faire face aux menaces et défis nouveaux grâce à la coopération scientifique et environnementale. Parmi les secteurs clés, on citera la détection d’explosifs, la protection contre les agents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires, la cybersécurité, les conséquences psychologiques et sociales du terrorisme, la sécurité des transports, les problèmes environnementaux en rapport avec la défense, la sécurité environnementale et l’écoterrorisme, ainsi que la prévision et la prévention des catastrophes.

Sensibilisation du public aux activités du Conseil OTAN-Russie (COR)

Le site web du COR (http://http://www.nato-russia-council.info/), destiné à mieux faire connaître les activités menées par le COR, a été lancé en juin 2007. Tous les pays du COR ont fait part de leur volonté d’expliquer à l’opinion publique les avantages de la coopération OTAN-Russie.

Évolution des relations OTAN-Russie

Les relations OTAN-Russie ont débuté officiellement en 1991, lorsque la Russie est devenue membre du Conseil de coopération nord-atlantique (rebaptisé « Conseil de partenariat euro-atlantique » en 1997), instance créée pour favoriser la transparence et instaurer le dialogue au lendemain de la Guerre froide. La Russie a adhéré au programme de Partenariat pour la paix en 1994, ouvrant ainsi la voie à un renforcement de la coopération pratique, qui s’est traduit par le déploiement, en 1996, d’un important contingent au sein de la force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN en Bosnie-Herzégovine.

L’Acte fondateur de 1997 sur les relations, la coopération et la sécurité mutuelles entre l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et la Fédération de Russie allait constituer le cadre formel des relations OTAN-Russie qui a débouché sur l’établissement d’un programme bilatéral de consultation et de coopération dans le cadre du Conseil conjoint permanent OTAN-Russie (CCP). Cependant, les préjugés hérités de la Guerre froide ont empêché le CCP de réaliser tout son potentiel. Les divergences suscitées par la campagne aérienne menée au Kosovo ont également affecté les relations. La Russie a cependant joué un rôle diplomatique notable dans la résolution de la crise du Kosovo et, en juin 1999, elle a déployé des soldats de maintien de la paix à l’appui de la Force pour le Kosovo (KFOR). À compter de 1999, les relations OTAN-Russie se sont améliorées de façon sensible.

En 2002, la création du Conseil OTAN-Russie a donné à ces relations une impulsion et une substance nouvelles. La décision de créer le Conseil OTAN-Russie a été prise au lendemain des attentats terroristes de septembre 2001, qui ont montré à quel point il était nécessaire de mener des actions coordonnées pour répondre aux menaces communes. Cette décision a démontré la volonté commune des États membres de l’OTAN et de la Russie de coopérer plus étroitement afin d’atteindre l’objectif commun que constitue l’instauration dans la région euro-atlantique d’une paix durable et inclusive, objectif affiché pour la première fois en 1997 dans l’Acte fondateur OTAN-Russie.

À la suite de l’action militaire disproportionnée menée par la Russie en Géorgie début août 2008, l’Alliance a suspendu les réunions formelles du COR et la coopération dans certains domaines, tout en étudiant les répercussions des actions de la Russie sur les relations OTAN-Russie.

La décision de reprendre les réunions formelles et la coopération pratique a été prise en 2009, et la première réunion ministérielle formelle du Conseil OTAN-Russie après la crise géorgienne a eu lieu en décembre 2009. Les ministres sont alors convenus d’améliorer les méthodes de travail du COR proprement dit et de lancer une Revue conjointe des défis de sécurité communs du XXIe siècle, afin que celui-ci soit davantage axé sur les résultats et plus proche des réalités politiques.

Les dirigeants des pays du COR ont entériné cette Revue conjointe au sommet de Lisbonne, en novembre 2010 ; à cette occasion, ils se sont également mis d’accord sur des activités de coopération pratique pour relever certains des défis de sécurité identifiés. Par ailleurs, ils sont convenus de réfléchir ensemble à une coopération plus large dans le domaine de la défense antimissile.

Grandes étapes

1991

Les relations formelles entre l’OTAN et la Russie débutent avec l’adhésion de la Russie au Conseil de coopération nord-atlantique (rebaptisé ultérieurement « Conseil de partenariat euro-atlantique ») ; cette instance de consultation, créée au lendemain de la Guerre froide et réunissant les pays d’Europe centrale et orientale, tient sa réunion inaugurale au moment même où est prononcée la dissolution de l’Union soviétique.

1994

La Russie rejoint le Partenariat pour la paix (PPP).

1996

Des soldats russes sont déployés dans le cadre de la force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN en Bosnie-Herzégovine

Signature d’un mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine des situations d’urgence civiles.

1997

À l’occasion d’un sommet tenu à Paris, les dirigeants de la Russie et des pays alliés signent l’Acte fondateur sur les relations, la coopération et la sécurité mutuelles entre l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et la Fédération de Russie et créent le Conseil conjoint permanent (CCP).

1998

La Russie établit une mission diplomatique auprès de l’OTAN.

Signature d’un mémorandum d’entente sur la coopération scientifique et technologique.

1999

La Russie suspend sa participation au CCP pendant quelques mois en raison de la campagne aérienne menée par l’OTAN au Kosovo.

Des soldats de la paix russes sont déployés à l’appui de la force de maintien de la paix dirigée par l’OTAN au Kosovo.

2000

Vladimir Poutine est élu Président de Russie et déclare qu’il œuvrera au rétablissement de relations avec l’OTAN dans « un esprit de pragmatisme ».

À la suite d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de Russie tenue à Florence, le CCP reprend ses activités avec une coopération élargie.

Le naufrage du sous-marin nucléaire Koursk met en lumière la nécessité d’une coopération entre l’OTAN et la Russie.

2001

Ouverture du Bureau d’information de l’OTAN à Moscou.

Le président Poutine est le premier chef d’État à téléphoner au Président américain George Bush après les attentats terroristes du 11 septembre. Ces attentats soulignent la nécessité de mener des actions internationales concertées pour répondre au terrorisme et faire face aux nouvelles menaces sécuritaires. La Russie ouvre son espace aérien afin de faciliter le déroulement de la campagne de la coalition internationale en Afghanistan, et elle partage certaines données pertinentes du renseignement.

2002

Première conférence de haut niveau, à Rome, sur le rôle des forces armées dans la lutte contre le terrorisme.

L’OTAN ouvre une mission de liaison militaire à Moscou.

À l’occasion d’un sommet tenu à Rome, les dirigeants de la Russie et des pays alliés signent une déclaration intitulée « Les relations OTAN-Russie : une qualité nouvelle » et créent le Conseil OTAN-Russie (COR), qui remplace le CCP.

Mise en place d’un Centre conjoint OTAN-Russie de réinsertion, destiné à faciliter le retour à la vie civile de personnels militaires russes dégagés des cadres.

La Russie est l’hôte, à Noguinsk, d’un exercice multinational de réponse aux catastrophes.

Deuxième conférence de haut niveau, à Moscou, sur le rôle des forces armées dans la lutte contre le terrorisme.

2003

L’OTAN et la Russie signent un accord sur le sauvetage des équipages de sous-marins.

Première réunion du COR à Moscou.

Les troupes russes se retirent des forces de maintien de la paix dirigées par l’OTAN dans les Balkans.

2004

Le Secrétaire général de l’OTAN expérimente un nouveau « téléphone rouge » avec le ministre russe de la Défense.

Conduite à Colorado Springs (États-Unis) du premier exercice de poste de commandement OTAN-Russie sur la défense antimissile de théâtre.

La signature d’accords permet l’établissement de bureaux de liaison militaires russes dans les QG des commandements stratégiques de l’OTAN.

La Russie est l’hôte, à Kaliningrad, d’un exercice multinational de réponse à une catastrophe.

À l’occasion d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du COR tenue à Istanbul, la Russie propose de mettre à disposition un navire dans le cadre de l’opération maritime de lutte antiterroriste menée par l’OTAN en Méditerranée.

Des observateurs des pays du COR sont invités à assister, à Mourmansk, à un exercice sur le terrain de réaction à un accident mettant en jeu des armes nucléaires.

Les premiers stages OTAN sur l’interopérabilité sont organisés dans des écoles militaires de Moscou.

Au lendemain de plusieurs attentats terroristes perpétrés en Russie, les ministres des Affaires étrangères des pays du COR approuvent un Plan d’action global du COR contre le terrorisme.

Signature d’un Échange de lettres entre l’OTAN et la Russie prévoyant l’adoption de procédures destinées à préparer la participation de la Russie à l’opération maritime de lutte antiterroriste Active Endeavour, menée par l’OTAN en Méditerranée.

Les ministres des Affaires étrangères des pays du COR rendent publique une déclaration commune sur le déroulement de l’élection présidentielle en Ukraine.

2005

Conduite aux Pays Bas du deuxième exercice de poste de commandement du COR sur la défense antimissile de théâtre.

La Russie signe la Convention sur le statut des forces applicable au Partenariat pour la paix (SOFA du PPP).

Les ministres de la Défense des pays du COR entérinent une « directive politico-militaire » visant le développement progressif de l’interopérabilité des forces russes et des forces alliées à l’échelon des commandements stratégiques, opérationnels et tactiques.

La Russie prend part à l’exercice OTAN de grande envergure Sorbet Royal portant sur la recherche et le sauvetage en mer.

Une équipe britannique participe au sauvetage de marins russes bloqués dans un sous-marin au large des côtes du Kamtchatka.

Des observateurs des pays du COR sont invités à assister à un exercice sur le terrain de réaction à un accident impliquant des armes nucléaires, organisé à Édimbourg par le Royaume Uni.

Des enseignants et des instructeurs russes de l’École de l’état-major général donnent pour la première fois des cours sur l’interopérabilité à l’École de l’OTAN d’Oberammergau.

Le COR lance un projet pilote sur la formation à la lutte antidrogue de personnels d’Afghanistan et d’Asie centrale.

2006

Réunis à Sofia, les ministres des Affaires étrangères des pays du COR définissent une série de priorités et de recommandations visant à orienter les travaux futurs du COR.

Des observateurs des pays du COR sont invités à assister à un exercice sur le terrain de réaction à un accident impliquant des armes nucléaires, organisé par les États-Unis au Wyoming.

Conduite à Moscou du troisième exercice de poste de commandement du COR sur la défense contre les missiles de théâtre.

Conduite à Montelibretti (Italie) d’un exercice OTAN-Russie de gestion d’une situation d’urgence.

Déploiement pour la première fois d’une frégate russe en Méditerranée dans le cadre de l’opération Active Endeavour.

2007

Des observateurs de pays du COR sont invités à assister à un exercice sur le terrain de réaction à un accident impliquant des armes nucléaires, organisé par la France.

Le Parlement russe ratifie la Convention sur le statut des forces applicable au PPP (SOFA du PPP).

Dixième anniversaire de l’Acte fondateur et cinquième anniversaire du COR.

Déploiement d’une deuxième frégate russe à l’appui de l’opération Active Endeavour.

2008

Un exercice assisté par ordinateur (CAX) se déroule en Allemagne, dans le cadre du projet du COR sur la défense antimissile de théâtre.

La Russie fait une offre unilatérale pour le transit par son territoire de biens des pays contribuant à la FIAS à l’appui de l’opération menée par l’OTAN en Afghanistan.
La Russie prend part à un exercice OTAN de grande envergure Bold Monarch portant sur la recherche et le sauvetage en mer.
À la suite de l’action militaire disproportionnée menée par la Russie en Géorgie début août 2008, l’Alliance suspend les réunions formelles du COR et la coopération dans certains domaines. La coopération se poursuit dans des domaines clés d’intérêt commun, comme la lutte antidrogue et la lutte contre le terrorisme.
En décembre, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN conviennent d’un « réengagement » avec la Russie selon une approche mesurée et graduelle.

2009

En mars, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN décident de reprendre les réunions formelles et la coopération pratique dans le cadre du COR.

En décembre, à la première réunion formelle du COR depuis la crise géorgienne, les ministres des Affaires étrangères prennent des mesures pour redynamiser la coopération OTAN-Russie et conviennent de lancer une revue conjointe des défis de sécurité communs du XXIe siècle.

2010

En juin, le COR se réunit à Rome pour la première fois en configuration consultative politique pour deux journées d’échanges de vues libres et informels, portant sur la manière de faire du Conseil OTAN-Russie un forum axé sur la substance.

En juillet, le président du Comité militaire de l’OTAN, l’amiral Giampaolo Di Paola, se rend à Moscou pour discuter de la mise en oeuvre de la coopération entre militaires OTAN-Russie avec le chef d’état-major des forces armées russes, le général Nikolaï Makarov, et ses collaborateurs.

En septembre, le Conseil OTAN-Russie se réunit à New York au niveau des ministres des Affaires étrangères pour tracer la voie à suivre dans les relations et la coopération.

Début novembre, le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, se rend en Russie pour rencontrer le président Dmitry Medvedev et le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, afin de préparer le sommet du Conseil OTAN-Russie prévu à Lisbonne.

Au sommet de Lisbonne, les dirigeants des États membres du COR s’engagent à « oeuvrer à conclure un véritable partenariat stratégique modernisé ». Ils entérinent la Revue conjointe des défis de sécurité communs du XXIe siècle et conviennent de reprendre la coopération dans le domaine de la défense antimissile de théâtre et de procéder à une analyse conjointe approfondie du cadre futur à mettre en place pour une coopération plus large sur la défense antimissile. Ils se mettent également d’accord sur un certain nombre d’initiatives destinées à aider à la stabilisation de l’Afghanistan et de l’ensemble de la région.

2011

En avril, les ministres des Affaires étrangères des pays du Conseil OTAN-Russie se réunissent à Berlin pour discuter de la situation en Libye et en Afghanistan, ainsi que des travaux menés sur le cadre futur de la coopération OTAN-Russie en matière de défense antimissile. Ils lancent un fonds d’affectation spéciale pour la maintenance des hélicoptères destiné à aider les forces de sécurité afghanes à utiliser leur flotte d’hélicoptères, et approuvent une version révisée du plan d’action OTAN-Russie contre le terrorisme.
En mai, les deux parties annoncent la parution d’un Glossaire général OTAN-Russie sur la coopération contenant plus de 7 000 termes agréés, en russe et en anglais, et couvrant pratiquement tous les domaines clés de la coopération politique et militaire OTAN-Russie.
En juin, pour la première fois en trois ans, les ministres de la Défense des pays du Conseil OTAN-Russie se réunissent à Bruxelles pour discuter de toute une série de questions en rapport avec la défense

Sources :

site internet de l’OTAN

Pour aller plus loin :

Conseil OTAN-Russie

Déclaration de Rome

Acte fondateur sur les Relations, la Coopération et la Sécurité Mutuelle entre l’OTAN et la Fédération de Russie

Dernière modification : 22/07/2011

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