Libye : intervention de M. Juppé à l’Assemblée nationale

Interventions à l’Assemblée Nationale

Libye - Réponse d’Alain Juppé, à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 8 mars 2011)

Madame Martinez, je partage votre inquiétude sur la situation en Libye. En réprimant avec une brutalité inacceptable les mouvements qui lui sont hostiles, le colonel Kadhafi a perdu toute légitimité : il doit partir.

Je vous rappelle que la France a été l’une des premières puissances à le dire avec autant de clarté. Nous avons ensuite travaillé aux Nations unies et à Bruxelles pour que des sanctions rapides et fortes soient prises. J’ai du mal à comprendre qu’au sujet de la situation en Libye il y ait autant de vociférations ; c’est quelque chose qui m’échappe... Il s’agit de la vie et de la mort de milliers d’hommes !

Nous avons donc travaillé aux Nations unies et à Bruxelles pour que des sanctions rapides et fortes soient prises. Nous avons également, avec nos partenaires, mobilisé une aide humanitaire importante : deux convois français sont déjà arrivés à Benghazi et nous participons au pont aérien qui permet de ramener des Égyptiens dans leur pays d’origine - un bateau français est également disponible à la frontière tunisienne pour y contribuer.

Il s’agit maintenant d’arrêter la répression meurtrière que le régime du colonel Kadhafi continue à déployer. La France a pris une position très claire : l’OTAN n’est pas l’organisation adaptée pour le faire. Il faut un mandat des Nations unies. Nous sommes disponibles pour intervenir avec d’autres afin de protéger les populations en empêchant Kadhafi d’utiliser ses moyens aériens. Enfin, il est nécessaire de le faire en pleine liaison avec la Ligue arabe et l’Union africaine. C’est ce à quoi nous travaillons.

Vendredi prochain, au Conseil européen qui sera exclusivement consacré à la situation en Libye et au sud de la Méditerranée, la France fera des propositions fortes.

Au cours de mon déplacement en Égypte j’ai vu ma conviction renforcée que la France a un rôle spécifique à jouer : elle est attendue. Et nous assumerons nos responsabilités.

(Source : site Internet de l’Assemblée nationale)

Dernière modification : 20/10/2014

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