PARIS, 21 juillet 2005 (AFP) - Le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a indiqué jeudi que la présence française "est toujours souhaitée et nécessaire" en Afghanistan, "qui vivra le 18 septembre, lors des élections législatives et régionales, une nouvelle étape cruciale de son évolution politique". "Si l’organisation de ces élections nécessitera une mobilisation de premier plan des forces de sécurité afghanes, l’aide des troupes envoyées par la communauté internationale n’en sera pas moins essentielle", écrit Mme Alliot-Marie dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde daté de vendredi. Dans cet article, paru le jour de son départ de Paris pour une visite du 21 au 24 juillet au Tadjikistan puis en Afghanistan, la ministre rappelle que la France "est aujourd’hui l’un des quatre plus gros contributeurs de troupes en Afghanistan. Nous sommes présents à travers la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) de l’Otan, et à travers nos forces spéciales", indique Mme Alliot-Marie, en confirmant le renforcement du dispositif aérien français dans la zone "avec six avions de combat et deux ravitailleurs supplémentaires". Selon l’état-major des armées, trois Mirage 2000D et trois Mirage F1-Cr, vont être déployés sur l’aéroport de Douchanbé au Tadjikistan ainsi que deux ravitailleurs (KC135) à Manas au Kirghizistan, pour une durée de trois mois à partir d’août 2005. Ce renforcement représentera un effectif de 300 militaires supplémentaires. Avec ce nouveau renfort, les effectifs français déployés dans la région s’élèveront à 1.300 au total, dont 650 soldats à Kaboul, 200 autres dans le sud de l’Afghanistan et 150 sur la base de Douchanbé, où sont basés deux avions de transport Transall.
"Dans le cadre de la sécurisation de l’Afghanistan et de la lutte contre le terrorisme international, nous nous sommes engagés à aider, avec nos partenaires, à la reconstruction de l’Etat afghan", poursuit Mme Alliot-Marie. "Baucoup reste à faire en matière de formation des forces de police, de réforme du système judiciaire, ou encore de l’organisation des administrations provinciales, tant que la stabilisation du pays ne sera pas assurée". Mme Alliot-Marie pointe en outre le problème de la drogue, en rappelant que l’Afghanistan reste "encore le premier producteur d’opium du monde", soulignant que "depuis 2002, ces trafics alimentent impunément et de manière croissante les réseaux de terrorisme dans le monde entier".
